"Goûte l'heure qui sonne à l'horloge du temps,

Sans stériles regrets et sans attentes vaines,

Et souris à la vie avec des yeux contents."

 

Le calendrier : notre horloge du temps...

Un calendrier est l'ensemble des préceptes que donne l'astronomie pour régler notre vie sociale et civile.

Pour qu'un calendrier soit bon, il faut que les passages du soleil aux mêmes points de l'écliptique se produisent toujours à la même date, de façon que les saisons soient toujours comprises entre les mêmes dates.

Le calendrier égyptien, le premier en usage, était basé sur un calcul inexact de la valeur de l'année. On attribuait à l'année un nombre de jours trop faible, de sorte que les mêmes dates avançaient tous les ans de quelques jours sur les mêmes saisons.

C'est aux Egyptiens que nous devons la connaissance de l'année solaire de 365 jours et un quart.

A l'époque d'Hérodote (420 ans avant Jésus Christ), ils employaient depuis longtemps l'année solaire de 365 jours, composée de 12 mois de 30 jours chacun avec 5 jours épagomènes, c'est à dire ajoutés.

Ils avaient même reconnu que cette année, appelée par les astronomes année vague ou erratique, était trop courte d'environ 6 heures, puisqu'ils avaient calculé que dans l'espace d'environ 1460 ans, leur nouvel an devait faire le tour de toutes les saisons.

Ils avaient donné à cette période le nom de période ou d'année sothiaque, parce qu'au bout de ce temps le commencement de l'année coïnciderait avec le lever de l'étoile Sirius.

Lorsque l'Egypte fut réduite en province romaine, l'empereur Auguste y introduisit le calendrier de Jules César en l'an 30 avant Jésus Christ.

 

CALENDRIER JULIEN

Jules César, aidé de l'astronome Sosigène, réforma le calendrier égyptien.

Il rétablit la coïncidence de l'équinoxe et de la date correspondante du calendrier en décidant que l'année 708 de Rome (46 avant notre ère) aurait 445 jours. Cette année fut dite année de confusion.

L'année astronomique fut ensuite fixée à 365 jours et un quart, et l'année commune à 365 jours.

C'était pour cette dernière, par rapport à l'année astronomique, une différence d'un quart de jour. Pour rétablir la concordance entre l'année civile et l'année astronomique, il fut décidé qu'on intercalerait tous les quatre ans une année bisextile de 366 jours.

Ce calendrier n'était pas encore parfait, car il attribuait à l'année tropique qui est l'année astronomique des saisons fondée sur la révolution de la terre autour du soleil, une valeur un peu trop forte. En effet la valeur réelle est de 365,24226 jours et non de 365,25 jours.

Il y avait donc tous les ans une erreur de O,00774 jours en excès.

Au bout de quatre cents ans, cette erreur atteignait la valeur de : 0,00774 x 400 = 3,096 jours.

Le concile de Nicée qui avait adopté le calendrier julien en 325 après Jésus Christ avait constaté que l'equinoxe du printemps tombait le 21 mars de cette année-là. Il décida que les années bissextiles seraient des années dont le millésime est divisible par quatre.

La part, prise par César et par Auguste à la réforme du calendrier, y fit placer leurs deux noms presque immédiatement:

Quinctilis le mois où César était né, reçu le nom de julius (juillet),

la seconde année julienne fut celle de la mort du dictateur.

Auguste substitua lui-même son nom à celui du mois sextilis,

qui devint augustus (août).

Le calendrier julien fut en usage dans l'ancien monde romain pendant plus de 16 siècles.

 

CALENDRIER GREGORIEN

Mais l'année julienne excède l'année solaire de 11 minutes et 10 secondes, ce qui fait une différence d'un jour en 130 ans environ.

Au cours des siècles l'écart n'a donc cessé de se creuser entraînant une dérive correspondante des dates de début des saisons.

Une nouvelle réforme du calendrier devint peu à peu nécessaire.

En 1582, le pape Grégoire XIII, conseillé par l'astronome Lilio, entreprit de réformer encore une fois le calendrier.

Depuis 325, il s'était écoulé 1257 ans.

Le calendrier était donc en retard de : 1257 x 00774 = 9,72918 jours, c'est à dire 10 jours environ.

Pour rétablir la concordance, on décida que le lendemain du 4 octobre 1582 serait, non pas le 5 mais le 15 octobre !

Pour éviter de nouvelles discordances on décida de retrancher 3 jours à chaque période de 400 ans. Pour cela il suffisait de remplacer en 4 siècles, trois années bissextiles par des années communes de 365 jours..

Dans l'ancien calendrier toutes les années dont le millésime était divisible par quatre étaient bissextiles; il fut décidé que les années dont le millésime se termine par deux zéros, ne serait bissextiles que si le nombre restant après la suppression des deux zéros était lui-même un multiple de quatre. Il résulte de cette règle que l'on compte 97 années bissextiles sur 400 ans.

Ainsi les années 1600, 2000, 2400 etc... ont été ou seront bissextiles, tandis que les années 1700, 1800, 1900, 2100, etc restent des années communes.

La réforme grégorienne suivie par tous les peuples chrétiens n'a pas été adoptée par les Russes, les Grecs et Roumains et en général par les peuples de la religion grecque dite orthodoxe. Ceux-ci ayant conservé le calendrier julien appelé vieux calendrier sont en retard de treize jours sur nous. C'est ce qui explique l'usage pris dans ces pays de mettre sur les lettres et documents deux dates, l'une de "vieux style", l'autre de "nouveau style".

 

CALENDRIER REPUBLICAIN.

A l'époque de la révolution française, la Convention nationale conçut l'idée d'imposer à la France une ére nouvelle, et de substituer un autre calendrier à celui que suivaient tous les peuples de l'Europe.

Le 5 octobre 1793 par décret, il fut institué qu'à l'avenir l'année commencerait le 22 septembre à minuit. Ce jour fut choisit en raison d'une coïncidence tout à fait fortuite, la proclamation de la République française avait eu lieu le 22 septembre 1792.

Par le même décret l'année fut partagée en douze mois de 30 jours et complétée par l'addition de 5 jours qui n'appartenaient à aucun mois.

L'année qui terminait chaque période de 4 ans recevait 6 jours complémentaires et était appelée sextile, tandis que l'on donnait le nom de franciade à la période quadriennale elle-même.

Chaque mois fut divisé en trois parties égales nommées décades.

Un décret du 24 novembre 1793 donna aux mois les noms suivants :

AUTOMNE :

vendémiaire ( mois des vendanges)

brumaire ( mois des broullards)

frimaire ( mois des frimas)

HIVER :

nivôse (mois de la neige)

pluviose ( mois de la pluie)

ventôse (mois du vent)

PRINTEMPS :

germinal (mois de le germination)

floréal ( mois des fleurs)

prairial (mois de la fenaison)

ETE :

messidor (mois des moissons)

thermidor (mois de la chaleur)

fructidor (mois des fruits).

Les jours de la décade étaient :

primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi,

sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi.

Les 5 jours complémentaires prenaient le nom de sans-culottides

Le sixième jour complémentaire des années sextiles celui de jour de la Révolution.

Le calendrier républicain a été officiellement en usage pendant douze ans environ; mais depuis longtemps déjà il était tombé en désuétude.

Le décret qui l'abolit est du 22 fructidor an XIII; ce même décret rétablit le calendrier grégorien à partir du 1er janvier 18O6(11 nivôse de l'an XIV).

 

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