Jardinage


Venir à bout des mauvaises herbes,

une action de longue haleine


Il pleut dans de nombreuses régions et, comme il fait chaud, tout
pousse. Surtout les mauvaises herbes. Si l'on n'y prend garde, elles
envahissent les massifs de fleurs et de légumes. Sauf les planches de
haricots et de pommes de terre. Les premiers poussent si dru qu'ils
étouffent les adventices. Les secondes ont une action herbicide bien connue.


Désherbage et arrosage ne riment pas dans le vocabulaire du jardinier. Autant les apports d'eau doivent être faits peu souvent, mais en grande quantité pour les plantes de pleine terre, de façon que l'eau pénètre
profondément dans la terre et ne reste pas à la surface, d'où elle s'évapore
rapidement. Autant l'éradication des mauvaises herbes doit être fréquente,
de façon qu'elles ne prennent pas d'ampleur et ne montent pas à graines.

Une heure par jour, binette à la main, dans un jardin de 1 000 m2 est beaucoup plus efficace que huit heures en une fois, et moins pénible : les plantules peuvent être laissées sur place. L'alternance de soleil et
de pluie les faisant rapidement disparaître. Un mois plus tard, il faudrait
ramasser des plantes développées pour les détruire.


"D'OÙ IL SORT CELUI-LÀ ?"


On donne des conseils, mais on s'est laissé déborder. Ne plantez jamais un bambou nain, vendu en godet au rayon plantes vivaces, car il trace
comme du chiendent. Le désherbant n'en viendrait à bout que si on utilisait
du chlorate de soude, ce qui interdirait toute culture à la même place
pendant six mois. Car le Round Up, même concentré, ne réussit pas à tuer ses
racines dures.

Et si vous plantez un mûrier sans épine, détruisez systématiquement les semis naturels que les oiseaux propagent dans le jardin ; soyez de même impitoyable avec ceux de lierre, une plante qu'on ne voit pas pousser. Le jour où il se fait remarquer, le jardinier, interdit, se dit : "D'où il sort celui-là ?" En général, le pied a déjà trois ans...

La meilleure façon de ne pas être trop envahi par les mauvaises
herbes est de pailler le sol en une couche épaisse de débris de taille de
haie, d'herbes ou de couvre-sol acheté dans le commerce.

Paille de lin, écorce broyée de cosses de fèves de cacao ou de pin, compost bien mûr réconcilieront alors le souci de ne pas trop utiliser
d'eau d'arrosage avec celui de ne pas être trop esclave du désherbage. Il ne
faut pas être radin et étaler une couche d'au moins 5 cm entre les plantes
si l'on veut empêcher la levée des mauvaises herbes et garder de la
fraîcheur au sol.

Alain Lompech
Article paru dans l'édition du 14.07.06



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